17 février 2009
Paris jolie

Mes au revoir sont de plus en plus bâclés, je ne sais pas à quoi ça
tient, à quoi tiennent ces bises et ces gestes de la main, résignés,
gênés d'être aussi bêtes, de ne servir à rien, sinon à brasser l'air.
Sans demander le grand jeu, les violons et les larmes, je crois que
j'ai toujours aimer dire au revoir, les miens étaient pleins de
promesses d'avenir, de beaux jours à partager encore. Et maintenant, il
n'y a plus rien. C'est comme si la journée s'arrêtait là, et que rien
ne suivait après, que ça ne comptait pas. Je dis au revoir comme on
lance des regards aux inconnus des rues, en vitesse et distraitement.
Et le métro repart, ou le train, j'avance ou reste sur le quai, ça
dépend des rôles, mais dans un sens tous sont les mêmes. On est là, à
penser "Et après?" Après ? On rentre, on oubli. Et on finira par défaire ses valises un lendemain de trop, un matin sur un parquet froid.
Sonate(s) engluée(s)
Après cette pause, j'avais peur que tu ne reviennes pas. Du coup j'ai savouré tes nouveaux mots, aimé ceux de la fin.
Continue, hein?
Des bisous
Etoile_
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