20 décembre 2009
A la bibliothèque C. bossait sur ses cours de sociologie, et je me
contentais de la soutenir moralement en lisant un livre acheté dans la
matinée. Du moins, c'était le pacte du début, se taire et la laisser
travailler, juste se tenir compagnie, elle pour son travail, moi pour
fuir la maison. Mais le livre était trop triste, une jeune fille qui
attend en vain sa folle de mère dans un café, c'était très bien écrit
mais, il y avait quelque chose de, je ne sais pas, dérangeant, alors
j'ai posé le livre, et nous avons soupiré en même temps. Un samedi
après midi à la bibliothèque, on ne tient pas longtemps. Nous avons
commencé à discuter, il ne manquait que le café, doucement au début, et
puis les gloussements n'ont pas tardé, mes gestes aussi, et mes tics,
remettre mes cheveux derrière les oreilles quand la conversation est à
ce point animée et passionnée, l'art les vacances, Paris la vie, et
trop de chose encore, j'ai arrêté de chuchoter.
Le fameux "chuut" est arrivé, je m'y attendais mais il est tombé bien
plus tôt que prévu, peut-être un stressé qui ne connait pas encore ma
verve, avec mon air un peu effronté, mon air de fille en vacances qui
n'a rien à faire à la BU. Je me suis retournée avec le grand sourire
désolé et le rire de circonstance, puis le sourcil levé, je suis
retournée à ma conversation, un peu moins fort.
Finalement j'ai eu droit au café, j'ai abandonné C. à son travail et je
suis partie avec le stressé et ses livres, et ses yeux bleux, la verve
a reprit mais il fallait faire vite, j'avais un tram j'avais la chute
de neige à fuir et la vie.
19 décembre 2009

Aujourd'hui j'ai accompagné M. au marché de Noël. L'odeur de vin chaud,
de sucreries et de poupées corolles, d'habitude je n'aime pas ça, je
fais ma Lyonnaise et dit que c'est pour les touristes, mais je crois
qu'il y a des choses qui changent suivant les personnes qui nous
accompagnent, ou que l'on accompagne dans ce cas là, et de voir les
choses sous un autre angle, j'ai fini par apprécier.
Il faisait froid et nous nous sommes tenues par le bras, chose que ça
aussi, j'ai du mal à faire, mais nous avons ris et rattrapé le temps
comme si ce semestre n'avait pas existé et que nous nous étions vues
hier. Dans les boutiques, elle cherchait ses cadeaux, et je voyais
qu'elle imaginait la réaction et le regard heureux de la personne qui
déballerait tel ou tel objet. En même temps nous parlions de nos A.
respectifs et d'autre chose, de filles principalement, et des choses
plus sérieuses comme les partiels et les projets. On s'est quitté sur
des éclats de rire et quand je suis montée dans le train, je me sentais
bien seule au milieu de toutes ces personnes tenant tout ces paquets
bien emballés, je me sentais toute légère, et j'avais envie d'être
Noël, d'être le Noël de tout le monde. Il a neigé.
15 décembre 2009
En rentrant de la soirée je pensais m'être fait embrasser par la mauvaise personne, le mauvais garçon, mais que c'était bien quand même. Le lot de câlins du mois offert en une soirée.
Et puis le lendemain, toujours avec le mauvais garçon, j'ai perdu mon temps, ainsi que l'appétit. J'ai attendu le message qui n'arriverait jamais en sachant très bien, que j'allais avoir droit au silence radio, mais en tant que fille je crois que nous sommes conditionnées à avoir des attentes idiotes. Ou alors, il n'y a que moi, il n'y a que moi qui voudrait des choses par pur égo mais sans réelle envie. Pour me changer les idées je vais aller faire les courses de Noël, toute seule, là encore je ne sais pas si ça va marcher. Je suis en vacances, presque, et je ne souris même pas.
07 décembre 2009
Demain c'est ma pire journée de partiel, et ce n'est que le début de la semaine, demain c'est les dates d'histoires de la presse et le stresse qui va monter tout doucement, comme s'il voulait s'ancrer en moi sans que je le sache. Je vais mourir, et je finis à vingt heures, il y a des journées qui sont déprimantes alors qu'elles n'ont pas encore commencé, elles rendent les autres jours qui sont à côté angoissants. Je compte les heures de sommeil que je vais devoir rattraper, qui vont me filer sous le nez ce soir, et ces heures de non sommeil, je ne sais même pas si elles seront bénéfiques.
05 décembre 2009

C'est une photo ratée d'une soirée ratée, j'ai été méchante, je me suis énervée contre A. parce qu'il y avait trop de monde et que j'avais l'impression de perdre mon temps, de tellement perdre du temps que je n'allais pas en dormir, c'est peut-être pour ça que je suis là à poster à une heure comme ça, une heure de rien du tout, ni trop tôt ni trop tard, et je suis déjà fatiguée.
Il fallait que je laisse des mots quelques part, et je n'ai plus de carnet, alors je retrouve la sensation, je retrouve un peu ce que ça fait de pianoter, et de me laisser aller.
En fait à mieux regarder, j'aime bien tout ce bleu au milieu, on dirait une pluie de friandise rien que pour moi.
Pause pause pause
J'écoute Depeche mode, je me remémore le concert, le rêve qui se réalise.
J'écoute Depeche mode parce que c'est ma pause. Je ne peux pas faire deux choses en même temps, à savoir, réviser et manger, alors j'ai posé les cours et j'ai mis la musique à fond, mais avec le compteur, je n'ai le droit qu'à une demie heure, peut-être même cinq minutes de plus. Déjà le matin, je déjeune en cinq minutes en enfilant le jean et les boucles d'oreilles, debout devant l'ordi. La je me suis posée, mais pas longtemps, sinon mes yeux vont se fermer et je vais partir à des années lumières d'ici, quand je n'avais pas de planning à faire sur trois petits jours.
J'ai hâte d'être vendredi, 8 partiels de passés et une soirée, et la promesse de t'emmener faire les magasins pour Noël, la foule et le froid. Je sais déjà le canapé à moi toute seule, et un film que j'aurais déjà vu des vingtaines de fois.
28 novembre 2009
Chaque jour est un nouveau foulard

Je fais des trucs de fille, comme, attendre un prochain tram, ou rougir, et manger pleins de pâtisseries avant même le 1er Décembre, mois de relâchement total. Dans deux semaines je suis en vacances et je compte m'accorder un temps complet de culture, culture, comme si la vie en dépendait, et la sensibilité qui peu à peu, s'évanouit.
Le temps ne me donne vraiment pas envie de travailler, juste à marcher rue de la République, pas forcément très droit, mais toujours accompagnée.
19 novembre 2009
En sortant du métro j'avais envie d'éclater de rire, mais c'est le métro, alors je me suis retenue, j'ai souris, et j'ai juste chanté discrètement. Dés fois, le hasard fait vraiment bien les choses, même dans les transports, même dans la rue banale que je prends deux fois par semaine pour faire des détours, pour perdre du temps, flânant. J'ai souris, la vie n'était pas plus belle, il faisait juste plus chaud. Mais ça ne dure qu'un temps.
J'aimerais vraiment avoir le sourire au lèvre le matin quand je me lève jusqu'au soir quand je rentre chez moi, mais c'est dur de tenir cette note, j'ai les yeux qui piquent, ce n'est que de la fatigue, de la fatigue et d'autres choses, alors je sers très fort le nouveau sac que je me suis acheté parce que je n'ai pas encore trouvé d'autres solutions pour aller mieux, que de m'acheter des choses, sans penser au banquier, sans penser à rien.
18 novembre 2009
Hier soir dans le train il y avait un homme au téléphone, je ne voulais pas écouter, je lisais le nouveau Gavalda, mais il parlait tellement fort que j'ai forcément entendu. Il parlait à un autre homme, Nicolas, qui venait de trouver un appartement, un boulot, qui avait sa petite chérie et qui se sentait bien. "t'attendais tellement ce moment", et j'ai souris, pour Nicolas. Mon seul moment fort de la journée c'est quand j'ai le temps de m'acheter un livre, et surtout, quand j'ai le temps de le lire. Alors oui, bravo Nicolas.
Je suis fatiguée du quotidien, de mon quotidien à moi, celui que même en l'expliquant, même en disant que parfois c'est difficile, personne ne peut comprendre parce que personne ne le vit.
24 octobre 2009
Il a plu, à la sortie de la fac, et j'ai prié très fort pour que ça
s'arrête à la sortie du tram, mais non. Cours Albert Thomas j'étais
trempée, j'ai vu la voiture et malgré les talons je me suis précipitée
à l'intérieur, et il m'attendait avec une serviette, c'est pour tes
cheveux qu'il a dit. Tout de suite, il a fait mon froid, et j'ai souris, même trempée.
J'ai fais exploser la carte bleue sur du George Michael, à la fnac ils m'ont dit que le casque avait un super son, et que j'avais un magnifique foulard, alors je ne regrette pas. C'est ridicule mais je me suis cru grande en tapant mes quatre pauvres petites chiffres, dans ma tête c'était la vraie liberté, la fête, et le restaurant pleins de rire qui allait bientôt suivre.