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19 juin 2009

Moving on up

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De haut en bas, les hanches, gestes saccadés, tête qui se balance.

C'est parce que c'est bientôt finit,
bientôt une page de plus qui se tourne, si vite
et tant mieux.

Je ne dors pas de la nuit, un supplément de cernes pour les prochaines vacances de la semaine prochaine, oui la semaine prochaine, c'est fini, je jette tous mes cours, et je recommence l'insouciance des vacances le soleil dans le dos à ne se lever jamais quand il faut et ne jamais vraiment se coucher, à rire. Je sens déjà l'herbe sous mes pieds.

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09 mai 2009

Wenzel Templeton - Hoppipolla

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Parfois, il est bon de se bricoler de minuscules bouts d'été, assemblés les uns aux autres. La vie devient si belle que l'on redevient enfant, c'est à dire, qu'on ne pense qu'au présent, et encore.
Je relis, me, relis, et j'aperçois que lors des mois de mai, je ne fais que penser à l'année suivante. Cette année n'échappe pas à la règle, c'est un peu plus présent qu'avant, j'espère que ça finira par s'arrêter. Ce soir, ce sont des notes de piano, pour me laisser couler un peu plus, entre bonne fatigue et lassitude, il y a ce point de non retour où j'arrête de réfléchir.

[ Mon titre : * ]

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01 mai 2009

Her morning Elegance et la douceur d'un début mai

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La sensibilité à fleur de peau pour quelques photos, des miettes de vie si banales qu'elles en deviennent touchantes, des couverts du restaurant aux fleurs du parc, je suis un peu perdue. Ça doit être l'association photos et musiques, je sais bien faire, associer, en général. Partager, aussi. Ranger dans des cases pour être plus ordonnée. Et à force de ranger la vie, je m'ennuie. L'ennui, et rien pour le faire partir, la frustration de savoir comment mais de ne pas pouvoir. Ou de ne pas avoir de quoi.
C'est un peu confus, mais qu'importe.
J'aimerais bien que tu sois aussi simple qu'une étreinte maladroite mais sincère,
et même encore, je ne suis pas sûre d'y arriver.

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19 avril 2009

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Ça sent les petites rues après deux ponts trois marches, les galeries d'art et le flou artistique de la vie que l'on prend histoire de, parce qu'il fait beau, et parce que c'est l'age où l'on ne peut pas encore tout faire, mais qu'on peut déjà commencer à. On ne pense plus aux choses affreuses qui arrivent comme les copies la famille qui débarque ou le 16h22 à prendre. On ne pense à rien avec oasis tropical et tartelette fraise, ou peut-être un peu à l'été qui arrive. La nuit qui doucement s'étire avec dawson et nos souvenirs de rien, les fous rire niais. On rit un peu, de fatigue, et beaucoup d'enthousiasme.

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13 avril 2009

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Ça fait longtemps, parce que je sens le loin, je me sens loin de ça, tout en y restant attachée.
Je nage dans des draps, des rideaux, rouges, et des feuilles de révisions à n'en plus finir, démotivée, et dans quelque mois, c'est tout ça qui me semblera loin, l'innocence encore un peu plus envolée, ou je ne sais pas comment on peut appeler ça. Encore un peu moins d'insouciance pour une vie plus chargée, et complète. Je vois d'ici le train, le métro tout les matins.
Cette semaine, c'était bol de lait frais sur une grande terrasse, de pins et des transats, les lunettes de soleil pour la première fois de l'année et des sourires. A cause de l'excitation, encore, de n'être plus en France. Tout recommence, le printemps, et mes doigts qui glissent dans mes nœuds de cheveux bruns, il faudrait accélérer le temps, retenir tout ces moments sur des bouts de papier. Et cacher les chocolats de pâques.

Pour celui/celle qui a tapé "Perrache+regards+inconnus" et qui est tombé ici, désolée. Et par curiosité, si il/elle repasse, quel était le but de ces trois mots?
 

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10 mars 2009

Crazy about

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J'ai envie de parler de choses et d'autre, sérieuse ou non, sur un lit ou un canapé, mal assise voir même plutôt allongée. Mais je n'ai pas le temps.

J'aimerais bien retrouver le gout de pianoter sans fin sur mon clavier parce que c'était tellement bien, de se vider la tête sans rien demander à personne, sans emmerder les gens avec nos problèmes, parce que oui, j'ai toujours l'impression d'imposer, de rajouter encore plus de pensées dans la tête de quelqu'un pour en avoir moins dans la mienne. Alors j'ai la tête pleine, de toi, de films et de chansons, de cours, de pédale d'embrayage à pousser au bon moment, et ça m'énerve, ça m'énerve. Tout s'emmêle et tu reviens toujours, et le plus drôle, c'est que tu n'es surement pas spécial, tu es juste bien, correcte, à la limite même, mais tu reviens. Ça doit être la lumière, ou l'envie bourgeoise et gâtée d'avoir ce que je veux, quitte à jeter. Avant de me faire jeter.

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06 mars 2009

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J'ai vu Montmartre en souriant, la tour eiffel, de loin, j'ai pris les métros parisiens. Je n'ai pas dormis de la nuit, j'ai ris pour un rien, alcool aidant. J'ai fais ou acheté des trucs idiots, parce que c'était drôle, ou je ne sais plus trop, je regrette, ou pas. Je commence à m'aménager une vraie petite bibliothèque d'un peu de tout, qu'il faudra d'emménager. J'ai eu des grains de sable dans mes chaussures, des places à des concerts, on a nagé tellement tard le soir, il faisait tellement nuit, que t'as l'impression que tu vas te faire bouffer par un monstre, et ça te fait rire, tu bois la tasse ou tu trébuche, au choix.

Il y a un moment dans une vie, une petite vie à peine vécue, où l'on se promet de faire des choses, que l'on écrit quelque part et peut-être même qu'on oublie par la suite. Petit à petit, je raye mes feuilles, et petit à petit, on se dit que l'on vit, et encore, qu'on a pas finit. Deux mille neuf est commencée de trois mois à peine mais je sais déjà que pour le décompte dans neuf mois, quand on aura une coupe de champagne à la main et les idées plus très clair. Quand deux mille neuf va se tirer pour laisser la place à un dix, je saurais que this year was The year.

Et tu vois, il y a tellement de chose qu'on ne peut pas écrire, sans mots, sans voix, comme les musiques qui s'enchainent ce soir. Ça fait sourire, et mieux que ça, mieux que l'odeur des bougies qui s'éteignent, mieux qu'un baiser volé, un message inattendue, enfin bref. Oui, il n'y a pas de mots, c'est comme ça, je pense que je n'arriverais jamais à exprimer le ramassis de rien qui m'habite et qu'on appel bonheur, ou quelque chose comme ça, quelque chose qui s'en rapproche tellement, qui est tellement évident, si bien qu'on n'arrive pas à dire quoi.

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17 février 2009

Paris jolie

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Mes au revoir sont de plus en plus bâclés, je ne sais pas à quoi ça tient, à quoi tiennent ces bises et ces gestes de la main, résignés, gênés d'être aussi bêtes, de ne servir à rien, sinon à brasser l'air. Sans demander le grand jeu, les violons et les larmes, je crois que j'ai toujours aimer dire au revoir, les miens étaient pleins de promesses d'avenir, de beaux jours à partager encore. Et maintenant, il n'y a plus rien. C'est comme si la journée s'arrêtait là, et que rien ne suivait après, que ça ne comptait pas. Je dis au revoir comme on lance des regards aux inconnus des rues, en vitesse et distraitement. Et le métro repart, ou le train, j'avance ou reste sur le quai, ça dépend des rôles, mais dans un sens tous sont les mêmes. On est là, à penser "Et après?"  Après ? On rentre, on oubli. Et on finira par défaire ses valises un lendemain de trop, un matin sur un parquet froid.

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26 décembre 2008

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J'écoute Otis Redding avec Arthur et je ne sais pas,
avec les quelques lumières et sa jolie chemise noire,
ça à comme un goût de Noël, mais d'un vrai.
Le soir en allant me coucher, je souris, je souris en ouvrant les paquets, en embrassant,
en éteignant les lumières, et c'est chaud,
encore plus chaud que le feu dans la cheminé,
enfin voila, un vrai, vrai Noël.

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17 décembre 2008

Je ne sais plus

C'est comme un grand secret, précieux, un secret d'homme qui ne parle pas, et qui ne parlera jamais. Même avec un verre à la main, même avec des notes de piano, juste. J'ai beau partir en courant, rire en balayant ta fatuité de ma main droite, je ne me sens plus tout à fait moi, sans motivation, et sans cheveux, presque. C'est comme quand je marche sur la voie E, et que je change trois fois de place, trois fois de siège, de wagon, je ne sais plus où me mettre dans tout ça, parce qu'il y a des choses que je n'arrive pas à oublier, et je voudrais tellement, tellement m'en contre foutre.


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